La Légende des siècles

Oleh: Victor Hugo
Pada awalnya, di dalam kehampaan, Ada kekuatan yang tak terlihat, Yang menghuni kekosongan, Dan menggetarkan keheningan. Dari kekuatan ini, lahir cahaya, Cahaya yang menerangi kegelapan, Dan membawa kehidupan ke dunia, Yang sebelumnya kosong dan mati. Cahaya ini kemudian berubah menjadi api, Api yang menyala dan membakar, Menghanguskan kegelapan dan kehampaan, Dan membawa kehangatan ke dunia. Dari api ini, lahir manusia, Manusia yang lemah dan rapuh, Tapi juga manusia yang kuat dan perkasa, Yang dapat mencipta dan menghancurkan. Manusia ini kemudian berkelana, Mencari kebenaran dan kebijaksanaan, Mencari jawaban atas pertanyaan, Yang terus-menerus menghantui pikirannya. Dalam perjalanannya, manusia menemukan, Bahwa kehidupan adalah perjuangan, Perjuangan antara cahaya dan kegelapan, Antara kebaikan dan kejahatan. Tapi manusia juga menemukan, Bahwa kehidupan adalah keindahan, Keindahan yang terletak dalam cinta, Dalam persahabatan, dan dalam kebebasan. Dan akhirnya, manusia menyadari, Bahwa kehidupan adalah legenda, Legenda yang terus-menerus berkembang, Dan yang terus-menerus berubah. La Légende des siècles Demain, dès l’aube… Demain, dès l’aube, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai mes genoux dans la poussière, Et je dirai : « Bonjour ! » en tendant mes bras peut-être. Je sais que vous m’attendez, que vous me désirez, Et que vous m’aimez, et que vous m’attendez. Je sais que vous êtes là, que vous êtes belle, Et que vous m’attendez, et que vous m’aimez. Mais moi, je ne sais pas si je vous aime, Si je vous attends, si je vous désire, Je ne sais pas si je vous aime, si je vous attends, Si je vous désire, si je vous aime. Demain, dès l’aube, je partirai. Je suivrai le chemin, je suivrai la route, Je monterai la côte, je descendrai la pente, Et je ne sais pas où je vais, et je ne sais pas pourquoi. Je sais que je vais, que je marche, que je vais, Et que je ne sais pas où je vais, et que je ne sais pas pourquoi, Et que je vais, et que je marche, et que je vais, Et que je ne sais pas où je vais, et que je ne sais pas pourquoi. La Légende des siècles Dans l’ombre de la nuit, où les étoiles sont pâles, Un peuple de fantômes, sans visage, sans voix, Se lève, et s’agite, et remue, et se mêle, Dans un murmure sourd, dans un bruit de feuilles sèches. C’est le peuple des morts, c’est le peuple des ombres, Qui se lève, qui s’agite, qui remue, qui se mêle, Dans un murmure sourd, dans un bruit de feuilles sèches, Dans l’ombre de la nuit, où les étoiles sont pâles. Ils viennent de la tombe, ils viennent de la nuit, Ils viennent de l’oubli, ils viennent de la poussière, Ils viennent de la mort, ils viennent de la vie, Et ils se lèvent, et ils s’agitent, et ils remuent, et ils se mêlent. Ils sont les ancêtres, ils sont les pères, Ils sont les frères, ils sont les fils, Ils sont les amis, ils sont les amants, Et ils se lèvent, et ils s’agitent, et ils remuent, et ils se mêlent. Ils viennent de la nuit, ils viennent de l’ombre, Ils viennent de la mort, ils viennent de la vie, Et ils se lèvent, et ils s’agitent, et ils remuent, et ils se mêlent, Dans un murmure sourd, dans un bruit de feuilles sèches. La Légende des siècles Le petit roi de Galice, avec son manteau de velours, Et son chapeau de satin, et ses gants de soie, Se promène sur la plage, au bord de la mer, Et regarde les vagues, et regarde les flots. Il est petit, il est jeune, il est beau, Il est riche, il est puissant, il est heureux, Il a tout ce qu’il veut, il a tout ce qu’il aime, Et il se promène sur la plage, au bord de la mer. Mais il est triste, il est seul, il est abandonné, Il est sans amis, il est sans amours, Il est sans espoir, il est sans avenir, Et il se promène sur la plage, au bord de la mer. Il regarde les vagues, il regarde les flots, Il regarde les étoiles, il regarde la lune, Il regarde la mer, il regarde le ciel, Et il se sent petit, il se sent seul. Il se sent perdu, il se sent abandonné, Il se sent sans espoir, il se sent sans avenir, Et il se promène sur la plage, au bord de la mer, Et il regarde les vagues, et il regarde les flots. La Légende des siècles Booz endormi Booz endormi, Ruth à ses pieds, Leurs tête-à-tête, dans la nuit silencieuse, Est un tableau vivant, un poème muet. Booz, le vieux patriarche, le chef de la tribu, Est endormi, est perdu dans ses rêves, Et Ruth, la jeune étrangère, la veuve de Mahalon, Est assise à ses pieds, et le regarde avec amour. Elle est belle, elle est jeune, elle est pure, Elle est douce, elle est tendre, elle est aimante, Et Booz, le vieux patriarche, est sous son charme, Et il est endormi, et il est perdu dans ses rêves. Ruth, la jeune étrangère, la veuve de Mahalon, Est assise à ses pieds, et le regarde avec amour, Et elle pense à son passé, elle pense à son avenir, Et elle se sent seule, elle se sent abandonnée. Mais Booz, le vieux patriarche, se réveille, Et il voit Ruth, et il la regarde avec amour, Et il lui parle, et il lui dit : « Tu es belle, tu es jeune, tu es pure, Tu es douce, tu es tendre, tu es aimante, Et je t’aime, et je te veux pour épouse, Et je te prendrai, et je te ferai reine. »
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